AnalyseInformatique? Cloudy06/02/2009"Ca me rappelle les déclarations de Ken Olsen le fondateur de Digital Equipment Corporation (DEC): "Qui achèterait un PC alors qu'il peut avoir un terminal ? "! Certains pourraient penser que le cloud computing n'est qu'un retour en arrière au temps du serveur central – mais c'est une vision beaucoup trop simpliste. Il y a certes des parallèles ....".
Alors que Google, Yahoo, Intel, Cisco ou AMD réduisaient leur personnel, Salesforce lançait en novembre 2008 une nouvelle campagne massive de recrutement. La crise économique est une aubaine pour ce pionnier du cloud computing, car ses clients, comme Merill Lynch, Citi ou Dell, cherchent avant tout à réduire leurs coûts en gérant leur relation clients à travers Internet et en louant la puissance informatique dont ils ont besoin: finis les achats de matériel, l'embauche d'administrateurs système ou les soucis de mise à jour des logiciels.
Ainsi, IDC prévoit qu'en 2009, les revenus du cloud computing augmenteront quatre à cinq fois plus que ceux des produits et services informatiques traditionnels. Zuora déclare avoir économisé entre $ 0,5 et 1 million en employant uniquement des services cloud pour le lancement de ses propres services de paiement et de facturation en ligne: CVSDude pour la gestion de projet, Google Apps pour créer et partager les documents, vidéos et sites Web dédiés aux projets, Salesforce pour gérer les leads et les campagnes marketing. Ce type de succès a incité les plus grandes sociétés du secteur comme IBM ou Microsoft à lancer des initiatives cloud en 2008. Larry Ellison, PDG d'Oracle, est lui loin d'être convaincu: « La définition du cloud computing évolue sans cesse pour qu'elle puisse inclure tout ce qui existait déjà avant sa prétendue apparition. L'industrie informatique est encore plus guidée par la mode que l'industrie de la mode elle-même. Tout ça est du charabia.». Tim O'Brien, senior director chez Microsoft, confirme que le cloud computing est peu différent des courants technologiques précédents comme les services hébergés, mais qu'il permet tout de même de faire tourner beaucoup d'applications sur des petits ordinateurs peu onéreux au lieu de faire tourner beaucoup d'applications sur un seul gros ordinateur hors de prix. Les consommateurs profitent des services cloud depuis de nombreuses années avec Google, ou Microsoft Hotmail. Mais les grandes entreprises, les universités ou les administrations n'aiment pas l'idée de perdre la main sur leurs données. Ils doutent de la sécurité et de la fiabilité des services cloud et craignent de s'engager avec un seul fournisseur. Selon David Berling, éditorialiste à Information Week, certains experts pensent même que posséder et gérer ses logiciels et son hardware sur site est plus rentable à long terme. Mais les coûts IT sont parfois imprévisibles et il est plus confortable de ne pas avoir à gérer ces soucis. « Les entreprises ne vont pas adopter les public clouds, mais vont se tourner vers les private clouds », c'est à dire utiliser les technologies cloud dans leurs propres centres de données, pense Sam Charrington, vice-président du marketing chez Appistry. En tout cas, public ou privé, le cloud computing sera l'une des plus grandes tendances de l'année 2009. Source : Mercury news sur Silicon Valley.com Nouveau commentaire :
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